Je, je, je, je. Toujours pareil. Je ne pense qu'à moi, je ne veux être que moi, je ne veux vivre que pour moi.
Qui croirait cela un jour?
Une sorte d'égoïsme aux airs des rues parisiennes remplies par la foule un samedi soir. Ces jeunes qu'on voit, âgés de quinze ou seize ans, aimant la vie mais foutant tout en l'air. Ils sortent, descendent à Franklin D. Roosevelt, ou autres endroits branchés, et vont mourir d'extase aux Planches. La musique plafonne les murs, tout est trop fort, surtout l'ambiance. Ils rient, se foutent de tout, continuent encore de danser jusqu'à en tomber au sol. Petite pause sur les sofas vermeilles, et ça repart. Vodka-orange, vodka-pomme, vodka-tonic, curaçao mélangé à l'Absolut et aux zestes de pamplemousse, whisky-coca. Tous se perdent dans les folies du désir de l'alcool et des cigarettes.
Au fond, nous sommes tous et toutes emprisonnés par ces drogues novices à notre bonheur. Mais nous aimons ça. Une le matin, une à midi, une après les cours, voire deux. Nous évoluons et nous nous enfermons dans la spirale infinie des délices de notre jeunesse. Nous rêvons toutes de paillettes d'argent, de sourires en or, d'amitié de diamants.
Qui croirait cela un jour?
Nous voulons toujours encore plus. Nous aspirons à un avenir où tout sera déjà écrit, composé, rédigé et corrigé. Pourtant, savons-nous réellement ce que signifie ces trois lettres. Nous sommes au fond de nous toutes orgueilleuses de cette vie pleine d'égocentrisme. Nous lisons les nouveaux livres à la mode vus dans Isa, Glamour, Cosmo, Elle, Marie-Claire, Madame Figaro, comme Le Mec de la tombe d'à côté, Le diable s'habille en Prada, Hell, les innombrables Gossip, le Da Vinci Code, Geisha, ou encore Blonde attitude et les Marc Lévy. Mais naturellement, nous n'oublions pas nos classiques tels que nos vieux confrères les Romantiques. Soyons alors créatrices et innovatrices, culturelles également. Musées, expos. Puis économisons pour acheter notre mascara Dior ou Chanel, notre gloss Guerlain ou notre Khôl Estée Lauder. Et vivons, tout, à fond.
Qui croirait cela un jour?
Nous sommes devenues ce que nous voulions être au fond de nous mêmes. Nous sommes des filles, de belles filles. A seize ans, nous avons toutes de belles petites poitrines pas encore toutes dévoilées, des pulsions à évaluer, des envies de nouveautés et d'adultes. Blondes, brunes, rousses, châtains. Colorées ou mêchées ou naturelles. Mais nous sommes belles. Et nous voulons autre chose. Ils s'aiment, se font des coups plus que tordus victimes des langues-de-putes. Ils se critiquent tous les uns et les autres dans le dos. Mais nous aimons cela. Ce mec si BG âgé de dix-huit ans, ou vingt, ou plus, nous y rêvons. Nous voulons toujours plus, et cela fait notre charme. Plus tard, nous irons au Queen ou à la Loco, dans les endroits les plus branchés de Paris.
Mais bien sûr ma chérie, tu iras, tu iras. Et si tu espèrais autre chose, au lieu de devenir une de ces pouffes attitrées au Gucci ou au Longchamp?
No com's-no com's-no com's. Only yourself.
Photos prises dans les différentes adresses de ce site.
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Qui croirait cela un jour?
Une sorte d'égoïsme aux airs des rues parisiennes remplies par la foule un samedi soir. Ces jeunes qu'on voit, âgés de quinze ou seize ans, aimant la vie mais foutant tout en l'air. Ils sortent, descendent à Franklin D. Roosevelt, ou autres endroits branchés, et vont mourir d'extase aux Planches. La musique plafonne les murs, tout est trop fort, surtout l'ambiance. Ils rient, se foutent de tout, continuent encore de danser jusqu'à en tomber au sol. Petite pause sur les sofas vermeilles, et ça repart. Vodka-orange, vodka-pomme, vodka-tonic, curaçao mélangé à l'Absolut et aux zestes de pamplemousse, whisky-coca. Tous se perdent dans les folies du désir de l'alcool et des cigarettes.
Au fond, nous sommes tous et toutes emprisonnés par ces drogues novices à notre bonheur. Mais nous aimons ça. Une le matin, une à midi, une après les cours, voire deux. Nous évoluons et nous nous enfermons dans la spirale infinie des délices de notre jeunesse. Nous rêvons toutes de paillettes d'argent, de sourires en or, d'amitié de diamants.
Qui croirait cela un jour?
Nous voulons toujours encore plus. Nous aspirons à un avenir où tout sera déjà écrit, composé, rédigé et corrigé. Pourtant, savons-nous réellement ce que signifie ces trois lettres. Nous sommes au fond de nous toutes orgueilleuses de cette vie pleine d'égocentrisme. Nous lisons les nouveaux livres à la mode vus dans Isa, Glamour, Cosmo, Elle, Marie-Claire, Madame Figaro, comme Le Mec de la tombe d'à côté, Le diable s'habille en Prada, Hell, les innombrables Gossip, le Da Vinci Code, Geisha, ou encore Blonde attitude et les Marc Lévy. Mais naturellement, nous n'oublions pas nos classiques tels que nos vieux confrères les Romantiques. Soyons alors créatrices et innovatrices, culturelles également. Musées, expos. Puis économisons pour acheter notre mascara Dior ou Chanel, notre gloss Guerlain ou notre Khôl Estée Lauder. Et vivons, tout, à fond.
Qui croirait cela un jour?
Nous sommes devenues ce que nous voulions être au fond de nous mêmes. Nous sommes des filles, de belles filles. A seize ans, nous avons toutes de belles petites poitrines pas encore toutes dévoilées, des pulsions à évaluer, des envies de nouveautés et d'adultes. Blondes, brunes, rousses, châtains. Colorées ou mêchées ou naturelles. Mais nous sommes belles. Et nous voulons autre chose. Ils s'aiment, se font des coups plus que tordus victimes des langues-de-putes. Ils se critiquent tous les uns et les autres dans le dos. Mais nous aimons cela. Ce mec si BG âgé de dix-huit ans, ou vingt, ou plus, nous y rêvons. Nous voulons toujours plus, et cela fait notre charme. Plus tard, nous irons au Queen ou à la Loco, dans les endroits les plus branchés de Paris.
Mais bien sûr ma chérie, tu iras, tu iras. Et si tu espèrais autre chose, au lieu de devenir une de ces pouffes attitrées au Gucci ou au Longchamp?
No com's-no com's-no com's. Only yourself.
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